Il m'a donné un nouveau miroir,
pas du verre et du mercure argenté,
mais un regard si ferme, si plein,
cela reflète un étranger—
un meilleur, peut-être.
J'ai toujours vu la légère confusion verte et brune dans mes yeux noisette,
une couleur qui ne pouvait pas s'installer,
mais il l'appelle un paysage :
un endroit lumineux où le rire qui jaillit de moi,
rapide et espiègle,
se trouve juste à côté du feu sombre, lent et grandissant de mes désirs les plus profonds.
Et la forme de ma bouche,
la façon dont il me regarde parler ou sourire—
il y aime la douceur et la plénitude,
un coussin de tendresse,
une invitation discrète à laquelle il revient encore et encore.
Il ne me demande pas d'être doux.
Au lieu de cela, ses mains trouvent la ligne solide de mes épaules,
la courbe de ma poitrine pour laquelle j'ai travaillé,
un témoignage de poids et de volonté.
Fortdit-il,
et le mot n'est ni une surprise ni un fardeau—
c'est un compliment.
Il aime l'ancre que j'ai construite dans ce corps.
Et puis il y a la transformation,
un plaisir secret de la géométrie,
quand la fine bride d'un talon soulève la ligne ordinaire de ma jambe vers autre chose,
une courbe audacieuse sous le balancement d'une jupe.
Il l'aperçoit,
un éclair d'appréciation qui me fait me sentir non pas habillé, mais révélé.
Je ne suis pas seulement aimé ; je suis vu,
détaillé, d'une manière qui honore à la fois la puissance et le jeu.
Et dans cette vision,
Je possède enfin la belle carte de qui je suis.