Dites-moi,
pas dans des murmures qui disparaissent comme de la fumée,
mais dans la voix que ton âme a gardée pendant des années :
à quoi ressemble l'amour quand il s'adapte enfin ?
Est-ce une aube tranquille,
où la confiance monte lentement,
douce comme la lumière qui traverse votre fenêtre ?
Ou est-ce un incendie de forêt,
Brûlant le doute,
ne laissant que la vérité dans son éclat ?
Vous rêvez de bras qui tiennent sans chaînes,
des mots qui guérissent sans poids,
une présence à l'écoute
jusqu'à ce que le silence soit à nouveau sûr ?
Je ne te sculpterai pas à ma forme,
ni imposer ma volonté sur ton ciel.
Je serai la pluie quand tu auras soif,
le silence des vagues quand ton cœur a besoin de calme,
la chaleur dans le silence de l'hiver,
l'écho qui répond à ton appel
sans rien demander en retour.
Montre-moi ta carte,
tes routes cachées,
les endroits où l'amour a été perdu auparavant—
Je les marcherai pieds nus,
doux, patient,
jusqu'à ce que le sol se souvienne de ce que ressent la tendresse.
Si le rire est ton langage,
Je parlerai dans les échos du soleil.
Si la force est ton abri,
Je me tiendrai comme une montagne,
stable, inébranlable,
sans jamais fermer le ciel au-dessus de vous.
Aucune culpabilité.
Aucune honte.
Aucune ombre de demande.
Seule la promesse :
pour t'aimer comme tu choisis,
donner sans prendre,
pour honorer la forme de ton cœur
comme si c'était la seule vérité que j'ai jamais connue.
Et si ta voix tremble,
J'attendrai.
Si tes murs s'élèvent,
Je ne les démolirai pas…
Je resterai dehors,
silencieux comme une prière,
jusqu'à ce que tu ouvres la porte
parce que tu le veux,
pas parce que vous le devez.
Car l'amour n'est pas une conquête.
C'est le consentement.
C'est un soin sans condition,
un vœu sans chaînes,
une maison construite à partir de l'écoute,
où ton âme peut respirer
et enfin dire :
C'est ce dont j'avais besoin.
C'est le mien.
Pas comme une ombre.
Pas comme une tempête.
Seulement comme la lumière que vous avez demandée.