Automates | Histoires luxuriantes

La lueur des flammes embrasse ses courbes
à chaque scintillement instable,
peau encore plus chaude avant les lèvres nécessiteuses
rencontrer le plongeon invitant de son cou.

Ça ferait trop mal de croire ça
le bonheur ne peut être respiré que par les jeunes.

Nous avancerons toujours en tandem vers la lumière du feu,
à la fois illuminé et soigneusement ombragé
dans la plus ancienne danse chaleureuse,
il l’a été et le sera toujours.

Sa bouche fond contre la mienne de même,
le flux parfait de douceur et de péché,
quelque chose s’est toujours allumé entre nous
derrière l’interminable
automates de tout ce que nous connaissons.

Nous cherchons quelque chose au-delà de l’évasion
car nos peaux ne sont que des fantômes,
une brasse ne connaissant ni âge ni chaîne
une fois que nous avons touché l’âme.

Ses lèvres lissées cèdent comme si
pour lui confier tous ses secrets,
une racine douloureuse à portée de main
pour enfin tout avouer
quand elle trace doucement la ligne de vie
battant dans une seule veine avant
être épinglé comme la proie la plus consentante.

Fermoirs de velours chauffés autour de moi,
ça ferait trop mal de croire
ce n’est qu’un corps et un autre corps
enragé contre ce qui nous rend si seuls.

Elle fondrait toujours autour de moi de la même manière,
quelque chose nous attache encore à un endroit
au-delà des automates incolores
de tout le reste auquel nous nous abandonnons
où une partie du cœur a
endurcie à tout sauf à son toucher.

Nous avancerons en tandem à travers
nos propres fantômes à un éclat
intacte par la lumière soigneuse du feu,
une chaleur jalousement gardée pour nous,
une profondeur de jeunesse ne peut pas encore toucher.

Parce que je suis dans son pouls,
Je peux sentir tout ce qu’elle est,
tout ce qu’elle était et sera.

Nous avons touché l’âme.