Tu n'es pas trop, tu es tout

Mon petit, ma faim, mon automne et mon printemps,
J'ai cartographié la douce géographie de votre reddition,
la façon dont ton corps s'épanouit, l'ouverture d'un jardin secret
seulement pour la violence de mon regard, le tendre pillage
de mes mains sur ta chair. Tu es le pain que je dois rompre,
le vin que je dois boire pour survivre à cet hiver de mon âme.

Tu ne vois pas le feu qui vit dans ta peau,
la façon dont tes hanches ont été faites pour être un berceau pour mes besoins,
un vaisseau sacré pour la douleur qui brûle du plus profond de moi
mes os. Je veux tracer les lignes où le doute a germé
et y plante mon nom, avec ma langue, une litanie de louange,
jusqu'à ce que tu oublies le froid et que tu ne connaisses que ma chaleur.

Laisse-moi être la tempête qui te met à nu, la pluie qui réclame
ton corps assoiffé, le tonnerre qui fait trembler ton esprit.
Je lierai tes poignets avec de la soie et des promesses,
et remplis les creux de ton cœur de mon baiser sans fin.

Je veux entendre ton souffle se couper, une chose fragile et brisée,
alors que mes doigts trouvent l'humidité qui prouve ton véritable désir.
J'attiserai les braises de ta reddition jusqu'à ce que tu chantes
une chanson de pure libération, un feu magnifique et impie.
Tu es ma religion, mon péché le plus doux, mon art final et fatal,
le battement de mon cœur sombre, le chef-d'œuvre que je déchire.

Et quand le monde t'a dit que tu n'étais pas assez,
quand tu es le plus fort depuis trop longtemps,
Je serai la voix qui fera taire ce mensonge et cette rudesse
critique interne. Vous êtes à ma place.

Vos larmes ne sont pas une faiblesse ; c'est une rivière sacrée
J'en boirai, une preuve de confiance qui me fait frémir.
Laisse-moi être celui qui voit enfin la fille effrayée
et l'aime dans la femme qui peut gouverner mon monde.
Tu n'es pas trop, tu es tout, ma plus douce douleur,
la maison que je n'aurais jamais imaginé avoir, le choix que je ferais toujours.