J'aime,
J'aime être instruit
s'abandonner à la douleur,
l'esprit fond dans la gifle parfaite,
dans la poigne, dans le cri étouffé de chaque canne.
J'aime,
J'aime oublier de choisir, tout abandonner à son esprit,
le verdict prononcé, mon destin défini,
des marteaux battants, féroces et aveugles,
Je me mords la lèvre alors que les larmes me confient.
J'aime,
J'aime être perdu,
c'est ma récompense,
un pari gagné par mon âme.
J'aime,
J'aime être trouvé,
c'est son prix, sa fierté,
un jouet insensé pour sa joie.
J'aime,
J'aime être rempli, dévoré,
étendu largement, revendiqué entier,
chaque profondeur conquise jusqu'à mon expiration
dans un feu hurlant et bouleversant
J'aime,
J'aime être à lui,
celui dont le regard serre le mien,
dont vous apercevez les traces et aspirez avec dépit,
mais il leur manque la volonté de s'emparer ou de se battre.
Ta bague me possède, c'est vrai,
mais je suis tout à lui,
ses règles, mon souhait,
ses bras aimants, son doux baiser,
ma prison, mon salut.
Je t'aime,
tu le sais,
J'aime me faire baiser, c'est vrai,
mais tu l'aimes,
n'est-ce pas !
Comme tu m'aimes.