Matin | Histoires luxuriantes

Vos yeux endormis sont d’un autre monde.
Ils sont si profonds, si larges et si articulés.
Je place un doux baiser sur chacun et le chatouillement de celui-ci vous fait sourire.
Je suis ce baiser avec un sur tes lèvres pleines,
On s’embrasse doucement. Tranquille.

Je baisse les yeux de votre visage et passe mes yeux sur le reste d’entre vous caché dans la fine couverture de votre robe de nuit.
Tu peux voir mes pattes d’oie et les rides aux bords de ma bouche s’approfondir alors que je souris à ton corps.
Je trace du bout des doigts vos courbes : l’élévation de votre hanche, le haut de votre bras, vos clavicules.
Égoïstement, je passe mon pouce sur ton mamelon.
Je remplis, ostensiblement.

Je pose ma main sur ton dos et me rapproche de toi.
Nous étions allongés serrés l’un contre l’autre, nous embrassant la bouche ouverte et reconnaissante,
Je sens tes épaules, ton dos, ta cuisse.
La chaleur de nos corps nous enveloppe de soyeux au petit matin,
Sans hâte, sans invitation, l’énergie en nous et entre nous se construit.

Nos mains se déplacent vers les parties génitales de l’autre : les parties les plus chaudes, les plus douces et les plus personnelles de notre paysage,
Tes doigts fins encerclent la raideur de mon sexe,
Une gouttelette humecte ton majeur alors qu’il descend vers mon sexe.

Votre emprise remue mon cœur.
Je coupe ta vulve dans ma main. L’ajustement est si satisfaisant : courbe sur courbe
je te serre. Je t’entends respirer. Je t’entends roucouler.

Je me délecte de la chaleur entre tes cuisses. Doucement, je travaille côte à côte pour écarter tes lèvres,
Vous êtes mouillé,
Rose,
Je tiens la plus belle fleur de la nature ; Je lève la main pour inhaler ton nectar. Un goût sur le bout de nos langues
Et puis redescend vers toi : ma main te manque déjà.

Avec mon pouce et mes deux doigts, je fais rouler ta capuche sur ta hampe.
Toi et moi nous caressons les mêmes tissus : érectiles, enflammés, rougis et assoiffés
Je suis doux avec ta tête sensible,
Parfois je passe un peu de ton liquide dessus,
Doux.

Le souffle devient plus fort à travers nos narines
Et je te traite plus délibérément.
j’ai fini d’explorer
Je veux t’entendre gémir.

Je saisis tes lèvres, intérieures et extérieures dans ma main, tout en enfonçant un doigt dans le miraculeux de ton vagin.
Je tourne et tourne tout ça.
Te doigter, te comprimer, enfoncer tes lèvres dans ton clitoris qui ondule sous la pulpe de mon pouce.

Ferme tes yeux.
Ressent moi te ressens
Remplissez la pièce de tous les sons qui roulent et bouillonnent naturellement de votre gorge étendue,
Et je te tiendrai

Ma main va te baiser avec une intensité croissante
Et je vais lécher ta bouche ouverte
Jusqu’à ce que tu jouisses.

Et je te louerai,
Et te tenir,
Et je t’aime,
Et puis on repart : c’est parti pour un sommeil adouci partagé.