L'anatomie du chagrin et du désir

Le corps compte fiévreusement les jours et la peau vieille et lourde dont il aspire à se débarrasser.

Il réclame le toucher de manière silencieuse et désespérée, pour remplir les espaces creux du lit.

Nous appelons cela de la romance, un feu grésillant, mais le sexe n'est que le langage de l'amour. C'est une flamme brûlante de désir.

Un grattage furieux, et un besoin profond de toucher un corps, une envie de l'âme, qui peut laisser le chagrin derrière lui.

Il y a une solitude qui traverse les foules et une autre qui est assise à côté de vous sur un canapé.

Un trou noir drapé de nuages ​​suffocants, qui sursaute à un contact bien intentionné.

Alors on s'enfuit, on court vers des pays étrangers, on change de nom, d'habitudes et de vêtements,

cherchant le sanctuaire des mains d'un étranger, pour apaiser le fantôme que personne ne connaît.

Mais la chair ne peut nous porter que jusqu'à un certain point, le chagrin s'ensuit, les frictions brûlent, rien ne fait fondre le passé.

Cela nous amène à chercher une étoile lointaine, en nous demandant combien de temps durera la paix temporaire.

Jusqu'à ce que l'esprit, cet espace brillant et planant, ouvre une porte où le jugement ne peut pas suivre.

Où les mots deviennent la peau à laquelle nous nous accrochons et réécrivons chaque espace qui semblait autrefois creux.

Ici, dans l'encre, les lourds fardeaux s'effacent, le gouffre se comble.

La douleur est accueillie par un soulagement féroce et indompté.

On lit, on touche, on saigne sur la page. Nous devenons sexuels dans nos désirs et nos besoins.

Une belle mascarade érotique qui peut guérir les fractures d'un deuil de toute une vie, elle remplit le vide, l'espace vide ;

l'aventure érotique commence.

L'imagination fait jaillir cette étincelle vitale, transforme l'angoisse en énergie sexuelle, ayant besoin et désirant le contact d'une âme.

Deux esprits, deux corps, ne faisant plus qu'un dans l'obscurité, se tordant non pas de douleur, mais de jouissance érotique.

Une liberté sauvage, née dans l'esprit, qui crée un merveilleux sentiment de convivialité et de liberté.

Finalement, la friction des corps crée une libération, une libération de l'esprit, du corps et de l'âme.

Ensemble, sapés par la jouissance sexuelle, ils s'effondrent dans l'unité, repus de jouissance et de désirs satisfaits.