La tempête tranquille de papa

Il fait six pieds d'ombre,

de longs cheveux noirs,

des yeux comme minuit,

un regard qui creuse profondément,

voir tout, dire peu.

Une barbe noire comme la nuit,

cachant un sourire qui coupe—

méchant, sachant,

le genre qui fait rire

un péché qui mérite d'être confessé.

Ses mains – grandes, certaines –

connaître le langage de la pression,

de sécurité et de reddition,

des lèvres meurtries qui en redemandent,

d'une gorge entourée de confiance.

C'est un gentleman cousu d'ombres,

un Papa qui réclame avec un désir tranquille,

me transformant en sa petite fille,

avec des baisers qui s'attardent comme des chaînes,

et un calme qui règne en silence.

Observateur de tout,

un auditeur qui retient vos paroles

aussi soigneusement qu'il tient votre corps.

Il attend, il regarde,

et quand il bouge…

tu deviens sa toile,

peint avec des marques que vous n'oublierez jamais.