La graine que vous avez plantée | Histoires luxuriantes

A dix-sept ans, ton corps était un vers,
Mes mains tremblantes ont appris chaque courbe.
Tu as écarté les jambes et brisé mon monde,
Une belle fille nue, confiante.

Je te goûte encore sur ma langue,
L'acide amer de vos mensonges.
Ma bite se durcit encore à cette pensée,
De tes gémissements sous d'autres cieux.

Tu m'as appris l'art le plus cruel du plaisir,
Regarder, souffrir, s'effondrer.
Ma main caressait mon besoin déchaîné,
Pendant que tu plantais la graine de quelqu'un d'autre.

Maintenant dans le noir, je supplie de voir,
Un autre homme possède ce qui m'appartient.
La belle et déchirante douleur,
Cela permet à cette bite cassée de se sentir bien.

J'ai envie de voir chair sur chair,
Les sons d'extase que vous faites.
Ma propre version vient de seconde main,
Un prix tordu pour mon chagrin.

Alors merci pour le cadeau que vous avez offert,
Le problème qui me garde sain d'esprit.
La honte du cocu, le frisson du voyeur,
Né de ton jeu doux et traître.

Mes insécurités, elles fleurissent,
Comme des fleurs dans une pièce empoisonnée.
Et chaque fois que je te regarde baiser,
J'ai à nouveau dix-sept ans et je suis coincé.