Peau lisse, doucement éclairée par le clair de lune.
Une tragédie serait de fermer les rideaux,
pour bloquer cette douce couverture de rayons.
Visage lissé des soucis de la journée,
les yeux fermés, cette intensité brûlante se refroidit.
Mon corps glisse contre le tien,
mon but est de tenir, pas de réveiller.
Retenant son souffle jusqu’à ce que je sois certain,
le sommeil vous tient fermement dans sa poigne.
Pourtant, je suis jaloux de son allure.
Ma peau n’est plus lisse,
étiré par une nouvelle vie.
Vous ne suggérez jamais le désintérêt,
pourtant tu n’as pas changé.
Enroulez-vous plus près, en tenant plus fort.
Un grondement et tu bouges,
roulant en moi, me pressant sous toi.
Je respire profondément, berçant ton corps.
Tes hanches entre les miennes, ton visage contre ma poitrine.
Je referme mes bras sur toi, mes doigts dans tes cheveux.
La vie… Elle s’étire et se remodèle.
Pourtant, votre amour n’a jamais changé.
Même dans le sommeil tu me tiens comme tu l’as toujours fait.
Je ferme les yeux, ton corps ma couverture.