Le cœur est trompeur par-dessus tout.
Personne ne peut savoir qu’il s’agit d’une méchanceté désespérée.
Ils sont sortis de l'Eden pour entrer dans ce monde brisé,
Des âmes plus mystifiées qu’illuminées.
Elle le suivit, déchargée de toute humilité ou miséricorde.
Son départ, maudit également par l'homme et par Dieu.
Des désirs endémiques, non contrôlés par un objectif moral.
Sa rage est moins une expression qu'une révélation.
Alors que le portail est franchi, un léger gémissement retentit,
Une lamentation implorante d’un monde blessé.
Leurs mains s'entrelacent en quête d'un renouveau intime.
Il attend, saluant leur arrivée avec une impatience solennelle.
Il ne s’agit pas tant d’un abandon que d’une succombe.
Elle tend la main alors que son corps nu l'embrasse.
La chaleur de son corps enveloppe son désir.
Alors qu'ils se joignent lentement, elle halète de douleur et de plaisir.
L'innocence a pris son envol sur des ailes de vapeur,
Disparaître à chaque poussée dans son cœur.
Chaque souffle gémissant est une supplication pour en savoir plus.
Temps et mémoire effacés dans les turbulences de la passion.
Les démons entourent son compagnon nu,
Rappelé par l'esprit comme par incantation,
Leurs gestes phalliques tentants et obscènes,
Broyage des hanches suggestif et séduisant à la fois,
Leur toucher évoque des désirs passés non assouvis.
Les doigts saisissent et sondent, procurant un plaisir insoupçonné,
Des lèvres rugueuses et omniprésentes consommant des zones autrefois interdites.
Il est abattu alors que les démons commencent leur assaut.
Eden, désormais un sursis oublié, pèse sans résidu moral.
Les deux sont consumés par les désirs du monde interdit.
Les démons et le Maître prennent leurs plaisirs
Chacun d’une manière dont l’expérience ne peut se souvenir.
Le temps passe dans l’oubli alors qu’un nuage sombre l’enveloppe.
La fin est proche ; seul le début est invisible.
De la brillante promesse au fléau perpétuel
Ce qui a été donné n'est plus.
Et il en fut ainsi et il en sera ainsi.