Ma drôle de Saint-Valentin

Ne vous occupez pas du piano, fermez les yeux,

Ingérez le bourdonnement du tambour qui ne ment jamais,

Et avant que la mélodie ne te fasse soupirer,

Laissez la basse posséder et caresser votre cuisse.

Brosses bruissantes taquinant le laiton d’une cymbale antique

Alors que la jupe murmure en grimpant au-dessus de tes fesses,

Et je suis pour que tu te gonfles de plomb,

Je ne peux pas détacher mes yeux du rouge de ta culotte.

Sois une bonne fille, laisse-moi te réclamer

Pour une journée, pour une heure, beau temps, mauvais temps.

C’est ma séquence de victoires sur un pari perdant

Oublier, lâcher prise, regretter et pourtant

Je te marquerai avec les lèvres, les dents et la langue,

Vous faire gémir, gémir, étiré et tendu

Sous moi, je rends chacune de mes poussées,

Nous pouvons partager une fois de plus notre désir amer.

Un solo de trompette déchaîné descend dans votre colonne vertébrale

Pour vous rappeler, ma drôle de Saint-Valentin,

Que chaque jour tu es avec moi pour rester –

Chaque jour, c’est la Saint-Valentin.