Mandala muffin aux bleuets | Histoires luxuriantes

Maman était dans la cuisine en train de préparer le petit-déjeuner le lendemain de ma première soirée pyjama. Odeurs d’agrumes et de cannelle imprégnées de muffins aux myrtilles au four. Bacon au bois de pommier grésillant dans de la fonte fusionnant avec du sirop d’érable et de la cassonade. Elle faisait du jus de satsumas, préparait du thé Plantation Mint. Des arômes de lait de chicorée, de café et de vanille ont saturé l’air, quand elle nous a finalement surpris sur le canapé-lit à l’arrière. Nous ne nous sommes pas arrêtés jusqu’à ce que j’entende un halètement. À partir de ce moment-là, ma faim serait motivée par la honte et le désir assoiffé de chevaucher Tracy.

Elle me rassasierait mieux que la nourriture ne le pourrait jamais. Ses mains et ses cuisses entre mes jambes transmettaient une douleur comme de la psilocybine. Elle me ferait fondre comme du beurre salé avec ses yeux marron foncé et son sourire. Sa valeur était dans l’engouement pour moi. Ma valeur était dans les yeux verts, les lèvres boudeuses, l’apathie dépressive, les poignets cicatrisés, rebutant pour la plupart des autres, sexy pour elle. Les pensées d’elle réchauffaient les nuits solitaires, dissolvant les traitements silencieux de maman et grand-mère. Son odeur sur mes mains et mon visage étoufferait les rumeurs circulant dans les salles de classe. Agité à mon bureau avant le chapelet du matin, affamé, souffrant toute la journée, juste le slip saturé sous ma jupe, désespéré de lui offrir ma chatte.

Les envies étaient cycliques. La luxure m’a ouvert à plus de désir, plus de déviance, plus d’exécration. Salles de bains, sièges arrière, chambres, magasins après l’école. Cachés derrière des étals, des voiles de nuit, des portes closes, des racks de déguisements d’Halloween, des îlots de sextoys, des étagères tapissées de cartons poussiéreux de patchouli et de bois de santal. Paroxysme après paroxysme, prélude à des aventures de larcins avec son cousin. Pas de culotte le jour où nous avons finalement été arrêtés.

90 mph, I-10 vers l’est, à l’arrière de la voiture d’un ami, elle m’a présenté des orgasmes multiples. Prenant ma place à cheval sur sa cuisse, elle a commandé le son et le souffle de mon corps comme un archet et un violon. Frottant ma chatte dans des infinis lents, me faisant glisser, chaude et jaillissante. Me caressant en rythme avec les bruits rapides des pneus fouettant l’autoroute segmentée. Mon clitoris, palpitant de façon incontrôlable sur ses doigts, si profondément en moi. Cumming si fort tout le tronçon de la rampe de sortie. Gonflé. Battant avec intensité, encore une fois. Et encore. Et encore. Entièrement rassasié par la précipitation. Libérer les pensées de notre première fois, remplies de cannelle sucrée, d’agrumes et de myrtilles, m’offrant une évasion dans un mandala hypnotique profond.