Le poids d'un murmure

Mes lèvres ont faim de dire ton nom

dans cette obscurité.

Assez fort pour que vous puissiez entendre et ressentir

la douce vibration du mot contre ton oreille,

Vos cheveux bougent légèrement tandis que ma bouche effleure la peau sensible de votre lobe d'oreille.

Pourtant assez silencieux pour que tu te penches,

hâte de m'entendre le répéter…

Pour m'attirer vers toi.

Je peux sentir ton contact tendre sur ma peau et cela me fait peur de respirer.

Vos doigts explorent mon être le plus profond.

Je suis partagé entre vouloir céder et pourtant… me retenir.

Je bouge à peine, de peur que le charme ne soit rompu.

Mes doigts se faufilent dans vos cheveux, sentant leur épaisseur.

J'entends ton cœur battre.

Je peux te sentir sans te toucher.

Ta présence si forte qu'elle me fait trembler…

le sang me montait à la tête.

Vous ne pouvez pas voir mes yeux mais je sais que vous voyez ce qu'il y a derrière eux.

Tu sens mon hésitation mais tu ne fais que m'amadouer doucement à ta manière tranquille,

Poussé par la sensation d'obscurité… l'empressement,

pour déplier le bandeau qui me cache en dessous.

Je peux sentir le bout de tes doigts glisser en moi.

Ils me pénètrent facilement, glissant dans l'humidité que vous avez provoquée.

Je gémis doucement pendant que tu sens mon obscurité…

Les murs de velours se referment sur vous, se resserrant autour de l’intrusion tant attendue.

Ton parfum m'enivre, la sensualité s'échappant de toi par vagues,

Cela m'a en quelque sorte trouvé.

La proximité de toi provoque un raidissement, un resserrement, une douleur de mes tétons…

Sentir votre peau pressée contre eux.

Plus je me rapproche, plus cela devient dangereux.

Le feu de ta peau est comme un aimant, ce qui me rend la tâche impossible

Ne pas vouloir sentir la chaleur émanant de toi.

Mes mamelons brûlent à cause de la chaleur de ta poitrine.

Ton érection palpite contre moi.

La passion est assourdissante, mais aucun mot n'a besoin d'être prononcé, il n'est donc pas nécessaire d'entendre.

Nous ressentons juste…

Nos corps agissent de leur propre gré.

Je te prends dans ma main, sentant ta longueur contre ma paume.

L'humidité touche mon poignet et je t'entends dire mon nom,

Le 'K' ponctué d'un nuage invisible de souffle chaud…

De ta bouche planait au-dessus de la mienne.

Les lèvres se retrouvent, verrouillées.

Un tendre baiser qui dure dans ce moment de calme,

Avec seulement tes doigts bougeant à l'intérieur de moi et ma main te caressant,

Savourer la sensation de vos veines

et de la chaleur contre la douceur de ma paume,

Mes doigts s'enroulèrent autour de toi.

Viens avec moi, murmures-tu en retirant brièvement tes lèvres des miennes.

Lâchez prise, insistez-vous.

Tu trouves le bourgeon gonflé, le secret de ma féminité,

Caché entre un doux chaume de boucles.

J'entends la brusque entrée d'air, alors que ton souffle se retient,

Vaincu par mes ténèbres cachées.

Vous tirez et encerclez de manière experte.

Un petit cri vient de moi.

Vos doigts appuyant sur le bouton,

Lorsque l'obturateur clique,

Capturer le moment où je suis découvert.

Tu écrases ta bouche contre la mienne,

et nous gémissons ensemble,

Tes doigts trempés,

enfermé par mon oppression,

Les muscles se contractent autour de vous.

Liquide chaud embrassant ma main et ma cuisse, laissant une traînée de chaleur sur ma peau,

Pendant que tu palpites dans ma main.

Nos cœurs battent rapidement, à l'unisson

et nous restons dans l'obscurité tranquille,

Vaincu par ce qui vient de se passer.

Je sens tes cils flotter contre ma joue alors que nos visages se rapprochent,

Nos corps toujours, tes doigts à l'intérieur de moi encore,

Ma main s'est serrée autour de ta base.

Nous n'osons pas bouger…

Dans l’obscurité, nous avons découvert ce qui autrement n’existerait peut-être pas.